dimanche 4 octobre 2009

Parler pour ne rien dire ou écrire pour le plaisir

Je ne sais plus quoi dire. Je n'écris plus vraiment... ou peut-être que non, peut-être que j'écris trop... mais plus ici, plus de la même façon, plus pour les mêmes raisons...

Je ne sais pas pourquoi j'écris ce post puisque je n'ai rien à dire. Peut-être que j'écris seulement pour le plaisir d'écrire. Peut-être que j'ai l'angoisse de la page vide: Et si un jour, je ne savais plus quoi vous dire?

Alors j'écris, j'écris, j'écris et ne dit rien, voyant où ces quelques mots vont nous emmener. Comme lorsque je déambule dans les rues de Paris, le nez en l'air à la recherche d'un bout de building que le temps aurait épargné. Les parisiens ne voient plus ce bout de building. Les parisiens n'ont pas le nez en l'air. Mais j'aime les parisiens. J'aime Paris.

J'ai longtemps cru que Copenhague était la ville de ma vie. Je crois d'ailleurs qu'elle l'a été. J'ai eu du mal à l'apprivoiser mais à force de la connaître j'ai appris à l'aimer, sans jamais plus pouvoir m'en passer. Puis je l'ai détestée même si je sais que j'étais seulement triste de l'avoir quittée. A ces côtés, Paris n'était pas grand chose et c'est Paris que j'ai eu du mal à apprivoiser.

Aujourd'hui, j'aime Paris. J'aime ces petites rues, ces arrondissements si différents les uns des autres comme un puzzle dont chacune des pièces auraient vieilli différemment. Paris est un patchwork et me ressemble. Il y a un peu de moi dans Paris. Cet espèce de fouillis perpétuel. Cette espèce de sensation qui te donne le vertige et t'oblige à te demander: mais qu'est-ce que je fous là? Comment j'ai géré ma vie pour en arriver là, maintenant? Puis finalement, tu te dis que c'est pas si mal que ça. Que même si les murs de mon appartement mériteraient d'être poussés, j'ai la chance d'habiter un quartier adorable. Je connais la boulangère du coin, celle qui s'est cassée la cheville la semaine dernière. La voisine du dessus ne va plus promener son petit chien. Le dimanche matin, le boulevard d'à côté se pare de couleurs pour le marché. L'Opéra se dresse fièrement. Le Père Lachaise se repose au nord.

"Alors tu reviens quand?" qu'ils me disent quand je rentre chez eux... mon ancien chez moi.
"Jamais?" "Un jour peut-être" "Pas tout de suite merci" "On verra" "Mais j'en sais rien merdeeeee est-ce que tu sais toi, ce que tu feras dans 10 ans? je ne sais pas même ce que je ferai demain! Pour l'instant j'y suis et j'y reste"

Personne ne comprend. Les parisiens toujours stressés, le métro toujours bondé, la pollution toujours élevée,... Point de vue français que je partageais pourtant avant.

Demandez à un étranger pour voir! "La plus belle ville du Monde", "la tour Eiffel", "Amélie et son Sacré Coeur", "Romantique"...

Ben Paris c'est tout ça mélangé. Un patchwork aussi compliqué que cette missive.

Et moi, j'aime quand c'est compliqué.

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