mardi 8 septembre 2009

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"... Ainsi se referme l'histoire sur tes sourires et le temps d'une absence. J'entends encore tes doigts sur le piano de mon enfance. Je t'ai cherché partout, même ailleurs. Je t'ai trouvée, où que je sois, je m'endors dans tes regards. Ta chair était ma chair. De nos moitiés, nous avions inventé des promesses; ensemble nous étions nos demains. Je sais désormais que les rêves les plus fous s'écrivent à l'encre du coeur. J'ai vécu là où les souvenirs se forment à deux, à l'abri des regards, dans le secret d'une seule confidence où tu règnes encore. Tu m'as donné ce que je ne soupçonnais pas, un temps où chaque seconde de toi comptera dans ma vie bien plus que tout autre seconde. J'étais de tous les villages, tu as inventé un monde. Te souviendras-tu un jour? Je t'ai aimé comme je n'imaginais pas que cela serait possible. Tu es entrée dans ma vie comme on entre en été.

Je ne ressens ni colère, ni regrets. Les moments que tu m'as donné portent un nom, l'émerveillement. Ils le portent encore, ils sont faits de ton éternité. Même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu es quelque part.

Arthur."


=> Vous l'aurez compris cette missive n'est pas de moi, mais mon état d'esprit aujourd'hui m'aurait sans doute permis d'écrire certaines des phrases ci-dessus... pour lui.

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