jeudi 30 juillet 2009

Goodbye Fashion

Ma vie est un cycle perpétuel, comme un serpent qui se mord la queue...

Je construis, je découvre, je rencontre,
Je déconstruis, je m'en vais, je me sépare,
Je reconstruis, je redécouvre, je rencontre encore,
Puis je déconstruis...

A chaque fois les mêmes craintes, à chaque fois la même excitation, à chaque fois un regard neuf. Parfois un peu de lassitude, c'est vrai...

Ma vie est ainsi faite.

jeudi 23 juillet 2009

The present tense

"Distance, distance is like a weapon, of self defence against the present, the present tense."

Thom Yorke

lundi 20 juillet 2009

Parce que je m'en veux

6 mois pour le faire vivre, le voir grandir...
7 mois pour que tout s'écroule...
1 an pour s'en remettre...
42 jours pour reconstruire...
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42?
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et moins d'une heure pour tout foutre en l'air... Ça fait beaucoup pour un seul homme.

dimanche 19 juillet 2009

Comme un dimanche ou l'exemple type du message qui ne sert à rien

Pour faire court, j'ai bossé mon projet pro toute la journée, de ce matin 9h à ce soir 18h. Faisant tout de même de courtes pauses à flâner sur Internet, chose que je m'étais interdite... Mais je n'ai pas bosser pour rien, c'est validé! youhou!

Pas eu le temps de bosser sur mon projet perso... je vais voir s'il me reste assez de forces pour le commencer ce soir, histoire d'être moins frustrée en allant au taff demain matin.

Heureusement que le côté professionnel de ma vie m'épanouit un temps soit peu... sinon je serai vieille-moche-aigrie.^^

Bon plan geek and hype de la capitale


J'ai testé le Mama Shelter, rue de Bagnolet, et je dois bien avouer que cette structure dont le design intérieur est signé par le célèbrissime Philipp Stark a quand même de l'allure. La terrasse sur le toit est paradisiaque et le barbecue qu'on vous y sert a des faux airs de Saint Trop'. Dommage quand même, que je n'ai pas pu y passer la nuit: Toutes les chambres au design urbain comprennent un iMac 24 pouces avec le WiFi, la télévision, iChat et Skype... de quoi séduire un geek!

mercredi 15 juillet 2009

La vie en bleu-blanc-rouge.


L'an dernier, le 14 juillet, je le passais en terres danoises. Ce jour là, j'avais été à l'ambassade de France à Nyhavn. Pas de pétards, pas de feu d'artifice, un petit discours pour finir dans un parc à boire de la Carlsberg. Dans ce pays où le mot patriotisme à un vrai sens, je crois me rappeler qu'un vrai 14 juillet m'avait manqué. J'avais encore en tête les soirées arrosées des années précédentes, "le cul dans la piscine" à voir les 3-4 lumières que les villages aux alentours de chez mes parents voulaient bien tirer. La soirée se finissait alors souvent dans le champs d'à côté à regarder les étoiles, avec des envies de conquérir le monde.

Cette année, tout le monde m'en parlait. Mais en bons parisiens, chacun y allait de sa critique "il y aura trop de monde", "tous des touristes", "en plus avec le concert de Johnny, autant se pendre", "c'est la soirée la plus beauf de l'année"...

Oui, il y avait du monde, beaucoup de monde! 800 000 personnes, autant vous dire qu'il y avait du touriste aussi. Et oui Johnny a bien fait son show "ah que coucou" sous la Tour Eiffel...

Mais moi, j'ai passé une superbe soirée. Bon d'accord, c'est mon côté vieille France qui me permet d'apprécier ce genre de moments ringards à souhait. Mais qu'importe!

J'étais entourée de la plus belle façon qu'il soit, de mes amis d'un peu partout ou de nulle part. Il y avait aussi tous ces gens qui ne se connaissaient ni d'Ève, ni d'Adam. Des vieux, des jeunes, des beaux, des moches... Ils étaient là et tous en cœur, ils reprenaient ces chansons que nos parents claironnent. Et de les voir ici simplement vivre sur des titres que l'on aime ou que l'on aime pas, c'était vraiment émouvant. Alors tant pis si "Ma gueule" me trotte dans la tête aujourd'hui, l'important est d'avoir donner "L'envie", et qu'il ait "Allumer le Feu" ou non, Johnny s'est bel et bien donné "à 100%"... beauf ou pas, je peux vous dire que ça marche.

Et puis, ils ont chanté La Marseillaise, pleine de symboles. Certains vous dirons que c'est du flan, que cet hymne, on le sort que pour les grandes occasions sans y croire vraiment. D'autres enchaineront en disant que "Tous les jeunes des banlieues feraient mieux d'apprendre la Marseillaise à l'école au lieu de s'initier à pisser sur le drapeau". Après tout c'est vrai, peut-être que ces "conneries du 14 juillet" sont surfaites, mais quand 800 000 personnes chantent l'hymne national à tue-tête entre la Tour Eiffel et le mur de la Paix, il faut avouer que ça en jette!

La Tour Eiffel a eu de l'allure elle aussi, commençant son show par une belle danse. Les années de sa vie, de son histoire, de *notre* histoire ont défilées sur cette carcasse de fer. Soldats de plombs pour les deux guerres, années folles des hippies, passage à l'an 2000 sur un déhanché de folie... J'avais sans doute dans les yeux un peu de mon regard d'enfant; et on pouvait sans doute lire comme un brin de béatitude sur mon visage, parce que franchement, j'étais bluffée...

Dame de Fer...

Dame de Fer n'est plus jeunette,
Mais pour ce soir, elle doit être prête.
Sortez fillettes, sonnez trompettes
Venez la voir, car c'est sa fête.

Dame de Fer pas de sornettes !
Poudres et paillettes, voire même jupette,
C'est le grand soir, elle sera prête,
Johnny s'ra là et ce s'ra chouette.

Dame de Fer, tu es coquette,
Et comme tu es graine de reinette,
On embellit toutes tes facettes,
De feux, de flammes et de fleurettes.

Dame de Fer, qu'elle est minette
Et parfois même un peu guinguette,
Tu n' passeras pas aux oubliettes,
On te fêtera, qu'on s'le promette.

Venez pipelettes, sortez gazettes!
Amusons nous à la sauvette !
Et comme ce soir est à la fête,
On finira bien tous pompette!

mardi 7 juillet 2009

Patrick

Sur le chemin menant à la vieille maison en pierre de "mon" quartier, des souvenirs réapparaissaient. Il y quelques années encore, cette maison m'impressionnait et je n'osais y entrer.

J'ai fait le tour de la maison avec émotion puis j'ai frappé 3 coups distincts sur la lourde porte en verre. J'entends des pas dans l'escalier. Le voilà qui descend, le corps largement amaigri, les joues enfoncées bien plus que creusées, mais ses yeux d'un bleu vifs me rappelle qu'il était un bel homme que les années passant ont usé.

Je lui raconte comment je suis arrivée jusque là. Quel chemin j'ai parcouru, pourquoi et comment j'ai pris toutes ces décisions. A chacun de mes mots, ses yeux d'artiste brillaient un peu plus.

Il se souvient de moi dans ses cours d'art plastique et contemporain. Il se souvient et me dit que j'avais un sens créatif développé. Je crois qu'il était heureux d'entendre ce que je fais.

"Et dire que tout est parti d'ici, il y a presque un an, d'un simple coup de fil"

Welcome in Fashion's World (2)

Lundi matin, à peine arrivée sur place

"Le défilé commence dans 20mn et il nous manque une mannequin, où est-elle?"

Coups de fil à droite, à gauche, à l'agence, à l'accueil. Elle est malade, 2 autres filles attendent pour un casting de dernière minute.

Le podium est monté. Les talons de 12 sont sortis. La première passe. Elle est moins mignonne que la seconde. La deuxième, plus frêle, à l'évidence trop peu à l'aise, le regard angélique, fragile... Ce ne sera pas elle.

Musique à fond, projecteurs en haute tension.

"On y va, les filles sont prêtes?"
"Well, actually, I don't have any shoes"
"Are you kidding me??? elle pouvait pas contrôler ses looks avant???"

Je cours dans différents bâtiments [moi aussi en talons] pour arriver juste à temps... ouf.

Le défilé commence, la première manque de se casser une jambe. Elle sort et prévient les autres en s'égosillant presque:

"Faites gaffe, ça glisse à mort, une vraie patinoire!"
La direction artistique, tendue: "Quoi??? mais comment ça se fait???"
Une voix là bas, tout au fond: "C'est parce que les agents d'entretien ont ciré le sol"
Autour de moi: "C'est une blague? Ils sont conscient que si une fille tombe, c'est la galère suprême?"

On enchaîne les looks, je vois s'aligner des étoffes, des seersuckers, des mousselines, de la soie, du cuir d'agneau ou de python...

Bouquet final.
Ils sont debout et applaudissent, c'est bon, on peut penser au suivant!

Et elle, pendant ce temps, elle était restée là, le visage rougi par des larmes encore fraiches, elle qui n'avait pas été retenue pour le casting express. Je suis allée la voir. Elle parlait à peine anglais, pas un mot de français, un peu d'allemand mais surtout du russe. Tout juste débarquée en France, elle était déçue. J'ai essayé de la rassurer et de lui dire qu'elle ne devait pas se formaliser, que c'était ça aussi la mode. Elle a été peinée cette fois, ce n'est sans doute que le début...

Du haut de son mètre 85, de ses 55kg, de ses longs cheveux blonds et de ses grands yeux bleus. Dans ce corps de femme qui se veut (qui se doit?) parfait: Elle a 16 ans...