On m'avait parlé longuement de la dépression post-erasmus; et effectivement, j'en ai ressenti tous les moindres symptômes pendant les 6 mois qui ont suivi mon retour de Copenhague.
Mais on ne m'avait jamais parlé du blues de l'étudiant.
J'ai eu le dernier cours de ma carrière d'étudiante aujourd'hui. Je suis loin d'avoir le diplôme en poche, les aléas économiques qui traversent le monde m'empêchent de savoir si oui ou non je validerai cette dernière année... mais une chose est sûre: je n'userai plus mes fonds de pantalons sur les bancs de l'école pour des raisons qui me sont propres.
Alors forcément, lorsque l'on a passé 5 ans à se battre et tenter de prouver par A+B qu'on y arriverait alors qu'on ne pariait pas bien cher sur ma tête au départ, une drôle de nostalgie s'impose à soi sans trop la comprendre, sans trop la voir venir, mais en l'accueillant simplement.
Vienne, Clermont, Copenhague et pour finir Paris. 5 ans et quelques noms de profs qui en valent vraiment la peine me restent en tête comme une chanson mélancolique:
- Mme Fabre et M. Delpouve, les deux seuls qui ont vraiment cru en moi depuis le début. Ceux qui m'ont toujours encouragée et qui ont su me faire aller de l'avant. Ceux qui me disaient que ma force de caractère me sauverait en toutes circonstances.
- M. Mitchell, so british! Que j'ai juste adoré pour son accent anglais et sa passion pour le rugby... et notamment lorsque l'Angleterre jouait contre l'ASM et que les jaunards sortaient vainqueurs, parler de rugby pendant une soutenance de stage, c'est juste énorme!
- Mme Vaisse, parce que cette femme est quelqu'un de vraiment compétent et qu'elle a (surtout) réussi à me supporter pendant l'écriture de mon mémoire sur Georg Jensen et Dieu sait que j'étais chiante!
- M. Austin, le plus brillant de tous. Des cours just amazing, durant lesquels il m'a poussé à aller au bout de mes démarches créatives. Quelqu'un de formidable, d'Harvad qui plus est...
- Mme Rigaud, parce qu'elle parle d'Yves Saint Lolo mieux que personne...
- Eugénie pour sa façon toujours très subtile de s'exprimer et pour son amour des cosmétiques.
- M. Menou, parce que ce vieux monsieur sait parler aux femmes! Et parce qu'il m'a bluffer à Versailles. "Je vous l'ai promis, je vous offrirai ce diamant noir de Copenhague"
- M. Quemin, parce que je l'ai détesté au plus haut point la première fois que je l'ai vu. Mais dont l'impertinence me laisse encore sans voix "M'enfin Stéphanie, vous n'épouserez tout de même pas quelqu'un de beau, mais quelqu'un de riche!"
- M. Tison, parce que je n'ai jamais rencontré d'homme avec autant de charme... je suis encore toute troublée de sa séance de relaxation et de ce dernier entretien. Je crois que je suis amoureuse xD
J'en oublie sûrement... Mais ceux-là étaient les meilleurs. Je ne mentionnerai pas les noms de ceux qui ne le méritent pas.
5 ans donc... 5 ans passés à la Boca Chica de Clermont, au LA bar de Copenhague et au Truc Mush de Paris. 5 ans et Marion, Safoua, Guillaume, Vittorio, Carine, Camilla, Julia, Marie, Noémie...
5 ans...
Mais on ne m'avait jamais parlé du blues de l'étudiant.
J'ai eu le dernier cours de ma carrière d'étudiante aujourd'hui. Je suis loin d'avoir le diplôme en poche, les aléas économiques qui traversent le monde m'empêchent de savoir si oui ou non je validerai cette dernière année... mais une chose est sûre: je n'userai plus mes fonds de pantalons sur les bancs de l'école pour des raisons qui me sont propres.
Alors forcément, lorsque l'on a passé 5 ans à se battre et tenter de prouver par A+B qu'on y arriverait alors qu'on ne pariait pas bien cher sur ma tête au départ, une drôle de nostalgie s'impose à soi sans trop la comprendre, sans trop la voir venir, mais en l'accueillant simplement.
Vienne, Clermont, Copenhague et pour finir Paris. 5 ans et quelques noms de profs qui en valent vraiment la peine me restent en tête comme une chanson mélancolique:
- Mme Fabre et M. Delpouve, les deux seuls qui ont vraiment cru en moi depuis le début. Ceux qui m'ont toujours encouragée et qui ont su me faire aller de l'avant. Ceux qui me disaient que ma force de caractère me sauverait en toutes circonstances.
- M. Mitchell, so british! Que j'ai juste adoré pour son accent anglais et sa passion pour le rugby... et notamment lorsque l'Angleterre jouait contre l'ASM et que les jaunards sortaient vainqueurs, parler de rugby pendant une soutenance de stage, c'est juste énorme!
- Mme Vaisse, parce que cette femme est quelqu'un de vraiment compétent et qu'elle a (surtout) réussi à me supporter pendant l'écriture de mon mémoire sur Georg Jensen et Dieu sait que j'étais chiante!
- M. Austin, le plus brillant de tous. Des cours just amazing, durant lesquels il m'a poussé à aller au bout de mes démarches créatives. Quelqu'un de formidable, d'Harvad qui plus est...
- Mme Rigaud, parce qu'elle parle d'Yves Saint Lolo mieux que personne...
- Eugénie pour sa façon toujours très subtile de s'exprimer et pour son amour des cosmétiques.
- M. Menou, parce que ce vieux monsieur sait parler aux femmes! Et parce qu'il m'a bluffer à Versailles. "Je vous l'ai promis, je vous offrirai ce diamant noir de Copenhague"
- M. Quemin, parce que je l'ai détesté au plus haut point la première fois que je l'ai vu. Mais dont l'impertinence me laisse encore sans voix "M'enfin Stéphanie, vous n'épouserez tout de même pas quelqu'un de beau, mais quelqu'un de riche!"
- M. Tison, parce que je n'ai jamais rencontré d'homme avec autant de charme... je suis encore toute troublée de sa séance de relaxation et de ce dernier entretien. Je crois que je suis amoureuse xD
J'en oublie sûrement... Mais ceux-là étaient les meilleurs. Je ne mentionnerai pas les noms de ceux qui ne le méritent pas.
5 ans donc... 5 ans passés à la Boca Chica de Clermont, au LA bar de Copenhague et au Truc Mush de Paris. 5 ans et Marion, Safoua, Guillaume, Vittorio, Carine, Camilla, Julia, Marie, Noémie...
5 ans...
