dimanche 5 octobre 2008

Conte de fées

Dimanche, 15h ou 16h peu importe. A croire que je tiens ce blog à jour que le dimanche. J'écris. J'écris souvent pour ne pas dire tout le temps, mais le dimanche c'est différent. Le dimanche c'est inspirant. Pourtant je hais routine et habitudes, c'est trop sectaire et j'aime pas les rituels. Devrais-je poster cette missive demain? A quoi bon...

Je vis dans un conte de fées...

J'habite dans une ville fantastique peuplée d'endroits mystiques à vous couper le souffle. J'ai des amis incroyables à mes côtés sans parler d'une famille toujours présente. J'ai la chance de me lever le matin pour apprendre des choses qui me plaisent plus que tout. Je crois même que je suis appréciée dans ce que je fais. Mon CV plait, je décroche boulots et stages exactement dans ce qui m'inspire le plus. Je suis invitée à des manifestations époustouflantes: hier j'étais au défilé privé d'un grand couturier, la veille à une soirée avec "des personnalités du secteur" sur les Champs-Elysées, dans une semaine je suis invitée à l'Opéra... Je me promène comme une princesse à travers les méandres d'un monde inconnu et tellement attirant.

Un conte de fées...

Je me destine à vendre du rêve et ce rêve me porte à travers les jours qui passent. Ma vie s'entoure de rose fragile, de bleu azure et de vert pâle. Je me sens comme Alice au Pays des Merveilles.

Pourtant... Mes idées se brouillent autour de cet océan de bien-être: Mais à quoi rime cette course à la popularité? A quoi rime ce désir d'y arriver, ce besoin de perfection? A quoi rime ce besoin de prouver qu'en venant de nul part on peut s'en sortir envers et contre tous? A quoi rime cette volonté de crier au monde entier que ma vie c'est moi qui l'ai choisie et que personne ne pourra en décider autrement? A quoi rime tout ça?

Qu'est ce que je cherche après tout? Et qu'est ce qu'ils attendent tous au final? Je ne parlerais pas de jalousies déplacées et des fausses présomptions qui m'oppressent. Je ne parlerai pas d'une angoisse persistante qui me tiraille le ventre. Je ne parlerai pas de ce désir fou de chercher constamment à tout *bien faire*, à éviter (fuir?) le reproche. Je ne parlerai pas de ce vide qui se creuse chaque jour un peu plus dans mes yeux pourtant remplis d'une vie sublime.

Non je ne parlerai pas de tout ça parce que ma vie est un conte de fées. Parce que j'ai envie de vivre pleinement, de ne plus avoir peur, de ne plus attendre ce qui ne viendra plus. Parce que j'en ai marre des questions sans réponse et des réponses vides de sens. Et puis à la fin, parce que tout ça je veux l'oublier...

"Vouloir oublier c'est ne faire qu'y penser [La Bruyère]......... et merde!

... où il manque l'essentiel.

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