dimanche 28 septembre 2008

Un vent de sérénité

Un dimanche d'automne je me rends dans mon jardin secret. Sur le chemin, une petite fille agite ses petits bras autour d'elle, un flacon de parfum dans ses mains serrées. "On va parfumer toutes les rues, toutes toutes toutes. Comme ça, toutes les rues elles sentiront toutes 'bonnes' ". Je lui souris sans qu'elle me voit. Ses parents, quand à eux restent de marbre face à la nouvelle invention de leur petite.

Toute retournée par cette volonté de refaire le monde de la petite fille, j'entre dans mon jardin secret et m'assois sous l' Arbre de Paix. Un rayon de soleil vient illuminer mon visage. Je ferme les yeux et laisse divaguer ma pensée profitant au mieux de ce moment de répit.

L'Arbre à Paix, "plier c'est prier", Yuuko Suzuki, Génie des jardins 2008

Tout à coup, je suis réveillée par le Génie du Jardin. Un homme venait de l'apporter à mes pieds à l'aide d'une médiocre chariote. Le Génie est là, devant moi. Il semble tourmenté. Le bleu de ses yeux me vient droit au cœur et me bouleverse. Un attroupement de curieux nous entoure. Il me tend la main. Surprise, je me lève et lui serre cette main d'artiste qu'il tient devant moi. Ma timidité reprend le dessus sur cet instant magique. Mes doigts se faufilent entre les siens, je m'assois à nouveau. Son regard reprend sa tristesse de comédien dramatique.

Un petit garçon vient me voir et me dit "Mais non t'as pas compris. Il veut que tu le boulverses. Il veut que ce sois toi qui lui fasse tourner la tête. Regarde!" Gonflé d'un sentiment héroïque, le petit bonhomme sort des rangs et sert la main du Génie qui se met à tourner tourner tourner...

Puis le Génie repart, en me lançant un dernier regard attendri.


Le Génie de jardins, expo du 26 et 27 sept 2008

La foule de curieux se dissipe. Les enfants entourent le Génie. Je ferme à nouveau les paupières laissant ce soleil d'automne pénétrer à nouveau dans mon esprit. Mes pensées s'accélèrent...

Sous mon Arbre de la Paix, je revois ma boite à ratés, la même que celle que tout le monde a au fond de soi.

Il y a quelque temps, j'ai été enfermée dans la boite à ratés de quelqu'un. Cette personne m'avait déchirée en petit morceaux et puis avait gonflé ses joues tellement fort comme un gamin qui veut faire grossir son ballon de baudruche. Et avec la plus grande force du monde, avait soufflé sur les petits bouts de moi pour m'enfermer dans sa boite à ratés. Pourquoi? Je ne le sais pas vraiment. Peut être avais-je mal compris, mal dit, mal aimé, mal aidé.

Dans mon jardin secret j'ai rouvert ma boite à ratés, celle que je cache depuis trop longtemps. Sous cet arbre de paix j'ai recollé les morceaux qui flottaient dans mon esprit. J'ai retrouvé une histoire grabouillée, pleine de fautes d'orthographe et de tâches d'encre. Et je me suis dit que cette histoire elle devrait pas être dans ma boite à ratés, parce que finalement, avec du recul cette histoire qui a jauni depuis le temps, elle est plutôt pas mal.

Il m'a fallu 4 ans pour rouvrir ma boite à ratés et reconstituer un des brouillons qu'elle contenait. J'espère que ceux qui m'ont enfermés dans les leurs iront un jour sous l'arbre de la paix, qu'ils rencontreront des enfants qui comprennent mieux la vérité que nous et qu'ils se trouveront face au Génie qu'il faut boulverser.

Alors peut-être qu'ils comprendront que même la plus petite des rencontres n'a pas le droit de se finir par un raté...

Et peut-être que leur pensée se sentira soulagée, comme un corps en pleine chute, comme cette "Chute des corps".

La chute des corps, Sophie Flepp, Génie des jardins 2008

Photos prises lors de l'expo "Génie des jardins" des 26 et 27 septembre 2008

samedi 27 septembre 2008

Ta gueule, je t'aime

Ce que j'aime chez le parisien, c'est son air de faux semblant provocateur. Attention je ne parle pas du banlieusard, la casquette de travers (et le regard aussi) qui crache des obscénités à pleins poumons. [notez le préjugé campagnard héhé]

Je parle de l'autre parisien. Le bon chic bon genre "je fais ce qui me plaît si ça me plaît". Celui qui affirme haut et fort ce que tout le monde pense tout bas et qui se fiche pas mal des petites vieilles horripilées des heures de pointes dans le métro ("T'as entendu Gisèle? Mais quelle jeunesse!")

J'aime les personnes qui laissent divaguer leurs esprits sans barrières ni interdits. Provocants mais pas anarchistes.

En fait, je crois que moi aussi je le suis un peu: Provocante ... ais dans le bon sens du terme. Pas le côté vulgaire du mot... Non je ne pense pas que chez moi il y ait ce côté agressif voire aguicheur à outrance. Non vraiment moi ce qui me plait c'est le côté impertinent, anti-conformiste voire bien souvent avant gardiste.

Certains des parisiens ont cette vertu: ce côté à la fois libéré et libertin.

Aujourd'hui j'ai envie de mettre à l'honneur un parisien à l'origine banlieusard qui n'est autre que le très grand Jean Paul Gaultier. Ceux qui me connaissent bien savent à quel point cet homme m'a toujours fasciné.

Il propose sans complexe la démesure, il ose, il s'affirme. Il est incontestablement là, se positionnant comme un enfant terrible de l'histoire de la Mode en France.

Allez faire un tour sur son site www.ma-dame.com et vous découvrirez cet univers qui m'obsède.

Qui est Ma Dame?

"On la dit garçonne... oui mais ultra fille !
Sa vie elle la vit en rose électrique
Rebelle, rieuse, effronté... elle est libre
Elle a du chic, elle a du chien
Elle a du style, son style
Ma Dame, tout sauf une Madame"

"Ma Dame, c'est ma muse qui m'amuse" JP Gaultier


La vidéo: un beau mannequin, une bonne musique, et un créateur de talent...
http://fr.youtube.com/watch?v=eoPk0XUSYxs



A votre avis, c'est quoi mon parfum..?

jeudi 25 septembre 2008

L'école des femmes... et plus encore!

Je suis en train de vivre les derniers mois de ma vie d'étudiante... oui déjà! Fin avril prochain, je bascule dans la vie *active* (ce qui pré-suppose que ma vie d'actuelle parigote est... passive? Mouais reste à le vérifier).

J'ai intégré depuis 2 semaines l'école des femmes. Une promo de 27 dont 24 filles ! Je suis en plein épanouissement culturel allant du dernier vernis à ongles à la mode aux potins de stars les plus irrésistibles! Dur pour la féministe que je suis devenue au Danemark. Mais bon, ne dramatisons rien... elles me font rire c'est le principal.

L'école des femmes... elles sont toutes belles, glam' à 120%, jeunes et dynamiques, adeptes de nutrition, fans de Guillaume Canet (qui habite pas loin de chez moi ;) )... bref, le genre de filles un peu trop parfaites et qui me remet à ma place de vilain petit canard! Mais j'attends avec impatience le moment fatidique du crêpage de chignon, inévitable en milieu féminin, qui rendra ces déesses inévitablement plus humaines!

... et plus encore ! Le "plus encore" c'est le prof de RH. J'ai toujours détesté au plus haut point les cours de RH. C'est ce côté 'je dirige les gens et le monde' qui m'ennuie... Pourtant cette année, c'est différent. Le prof de RH, c'est l'incarnation du mec parfait. Non pas qu'il soit d'une beauté hypnotisante.. non c'est plus que ça! Une voix suave qui donne envie de l'écouter des heures. Un regard clair, reposant. Une petite trentaine le rendant à la fois mature et espiègle. Une façon d'expliquer, d'accompagner, de rassurer. Une douceur incomparable. Et surtout, surtout... sa liberté. Ce mec là est libre. La liberté c'est de ne pas avoir peur. Lui il a pas peur. Et c'est très très très rare de rencontrer des hommes libres, ou libres à ce point là. Je ne sais pas si j'ai déjà rencontré quelqu'un d'aussi libre, quelqu'un qui dégage autant une vraie liberté de vivre.

Autant vous dire, j'en suis raide dingue. C'est exactement le genre de personne qui me rend gaga... Mais peut être est-ce son côté inaccessible qui le rend si parfait?

Est-ce une ironie du sort qu'il m'évoque tant le spectre d'un homme que j'ai déjà commencé sérieusement à oublier?

vendredi 19 septembre 2008

Brouillon de vie

Je n'ai pas écrit depuis fort longtemps, mais j'ai des raisons (toutes aussi mauvaises les unes que les autres): pas de temps, d'envie, de connexion Internet adéquate, de nouvelles délirantes, de préjugés accablants ni de spontanéité d'écriture...

Tout ça revient bientôt, je le promets!

En tout cas n'ayez crainte, je me porte super bien et résiste encore à la tentation de devenir parisienne!