dimanche 27 juillet 2008

Lettre ouverte à mes amis magnauds

"Alors ca y est, v'la ti pas qu'la p'tiote est après s'embarquer dans la vie parigote... m'enfin pourquoi donc qu'tu vas t'embringuer à point d'endroit, on a pas d' idée quand même... Paris c'est à dache!"

Le départ approche et l'on me couvre de conseils dauphinois... la mâtrue quitte le pays, certes, mais ne vous faites pas de bile pour moi vous autres, c'est pas pour autant que je perd mes racines !

”Prends garde à toutes ces arsouilles... nous autres en campagne, on est pas des bambanes... y en a qui sont basus voire belus mais on a pas si mauvais fond. A Paris avec tous les va-nu-pied et les branquignoles qui trainent, faudra qu'tu t'habitues. Si on te cherches la garouille, ca craint pas que tu te laisse faire, hein? Paris c'est une autre paire de manche, tu vas ben te faire endauffer par tout ces dépotentés . M'enfin que veux tu, c'est quand même pas plus mal. Ah et puis tu vas ben nous faire ta Dame quand tu nous reviendras...p'tetre bien même que tu nous ramènera un bon ami *sourire complice*. ”

Paris c'est pas tant à chaille que ça! Et puis dans le cuchon des parisiens, y'aura p'tetre ben des braves... 'sont p'tetre ben pas tous brelots quand même! Quoi qu'il arrive je me dépatouillerai ben. Je suis plus une p'tite gône à la chougne.

Moi je l'imagine plutôt bien ma vie de bourgeoise... en arriver jusque là c'est quand même pas pour caner de si tôt, je ne suis pas une ramière!

Bon c'est sûr faudra se fagotter différemment. Je me ferai pimpinaude pour trouver de quoi fréquenter. On ôtera les godillots du fin fond de l'armoire et on cirera les souliers... au revoir les balaudes et les vieilles nippes, je me mettrais en dimanche car à Paris pas de place pour les bordilles. Avec mes nouvelles robes, je deviendrai une vraie fenoune. Un coup de sens-bon et hop! Le tantôt je me plairais a baruler dans les rues de la capitale.... je regarderai les mirons mâchurés sur les toits, parrait qu'il y en a tant. J'aurai pas l'temps de me faire flique je crois. Et puis le soir, j' m'en irai faire la bringue à point d'heure un canon à la main avec d'autres gavagnes. Je me méfirai de ceux qui seront bien partis parce qu'à la capitale c'est pas les mêmes quand ils sont patafioles. Nous autres on leur mettra une triquée si ils sont du genre à courater. Et puis je me lèverai dans le bezet, après toutes ces nuits a brasser. Je tâcherai de pas trop graboter et je mangerai à mon saoul même si il n'y a ni barboton ni fricassée, c'est de connaître! Les longs week-end d'hiver je prendrais du soucis et je m'en rentournerais de temps en temps vous voir, plutôt que de rester à avoir le borgnon. On ira faire un viron dans nos montages à se cailler les meules et à chambrer les quenelles qui font les mariolles en mettant leurs chaînes alors que la lame n'a même pas besoin de passer... et même si on a que d'chi on se donnera la main pour trouver à souper.

Allez mes cadets, faites pas la bobe et arrêtez de maronner, je vais pas rien vous oublier... à Paris ou ailleurs mon cœur reste magnaud!

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jeudi 17 juillet 2008

Le début... de la fin.

Alors ca y est, c'est fini! C'est ma dernière année d'études... oui bon OK je vous vois venir avec vos "sous réserve que tu aies ton année Steph" et vos "en considérant que tout marche bien pour toi Steph"... bon pour mettre tout le monde d'accord, disons que c'est théoriquement ma dernière année d'études.

Fini ou presque, et c'est pourtant là que tout commence. Paris j'arrive!!! A moi ta frivolité, ton arrogance, ta pédance. A moi ta subtilité, ta modernité, ta sensualité.

J'arrive (avec mes gros sabots, pour la version champêtre) principalement pour découvrir cet être curieux que l'on nomme *parisien*... mais si, celui là qui appelle toutes les personnes habitant hors Paris intra-muros des *provinciaux*, celui là qui sait tout sur tout mais qui ne sait pas pourquoi dans les oeufs des poules parfois il y a des poussins et parfois il y a juste l'oeuf du pain bagnat tomates-oeuf-salade. Ce parisien, râleur, stressé... remarquez il y a de quoi: la baisse du pouvoir d'achat quand mêmeuuuh en plus avec le temps pourri de l'été sans dec', pas étonnant qu'on ait perdu l'Euro 2008.

Vous l'aurez compris, je viens donc me confronter à tous mes préjugés de *provinciale* pour détenir enfin la vérité sur le sujet: Au pays de la Dame de Fer, y-a-t-il des Hommes de Coeur??? Comment sont-ils? Qui sont-ils? Comment les reconnaître et les élever?

Réponse et bilan dans un an, pour l'instant place à la première étape de l'aventure: trouver LE parisien qui me louera le toit idéal pour m'héberger.