Je suis inscrite sur Facebook depuis 2007. Je me souviens que j'avais trouvé au début le concept un peu rédhibitoire. Ce que je n'aimais vraiment pas, c'était l'histoire des photos que l'on balançait on ne sait où! Puis finalement, je me suis vite rendu compte que c'était bien pratique. J'étais à l'époque étudiante Erasmus et FB devenait le meilleur moyen d'être toujours au courant des soirées, des évènements en tout genre... pas mal pour socialiser dans un pays étranger...
Alors comme tous, j'ai eu ma période "je raconte ma vie, je mets toutes mes photos, j'ajoute tous ceux que j'ai croisé une fois dans ma vie"... tendance nettement à l'accalmie puisqu'elle a été suivie d'un phénomène de défriendisation importante!
Oui je reste sur Facebook parce que je veux garder le contact avec certains de mes amis Erasmus à l'autre bout du monde. Cet outil fantastique m'a permis de revoir un ami japonais à Londres et plus récemment d'aider une amie à trouver un logement à Singapour... why not?
Je reste tout de même sceptique sur quelques points. Déjà parce que certains ne maitrisent pas tant que ça l'outil (profiles ouverts, photos à tout va, élans du cœur non maitrisés, situation maritale/célibat exhibée à n'en plus pouvoir), sans parler de la déchéance orthographique de la langue de Voltaire... mais bon passe encore, il parait qu'il s'agit là de liberté d'expression.
Mais j'avoue que depuis que l'on m'a invitée à un "event" qui n'était autre qu'un enterrement (d'une personne que je connaissais un peu étant enfant et plus tant que ça avant son décès)... Je me pose quelques questions...
Jusqu'où FB nous emportera-t-il sur la dérive de nos émotions?
