mercredi 12 mai 2010

Facebook à la dérive

Je suis inscrite sur Facebook depuis 2007. Je me souviens que j'avais trouvé au début le concept un peu rédhibitoire. Ce que je n'aimais vraiment pas, c'était l'histoire des photos que l'on balançait on ne sait où! Puis finalement, je me suis vite rendu compte que c'était bien pratique. J'étais à l'époque étudiante Erasmus et FB devenait le meilleur moyen d'être toujours au courant des soirées, des évènements en tout genre... pas mal pour socialiser dans un pays étranger...

Alors comme tous, j'ai eu ma période "je raconte ma vie, je mets toutes mes photos, j'ajoute tous ceux que j'ai croisé une fois dans ma vie"... tendance nettement à l'accalmie puisqu'elle a été suivie d'un phénomène de défriendisation importante!

Oui je reste sur Facebook parce que je veux garder le contact avec certains de mes amis Erasmus à l'autre bout du monde. Cet outil fantastique m'a permis de revoir un ami japonais à Londres et plus récemment d'aider une amie à trouver un logement à Singapour... why not?

Je reste tout de même sceptique sur quelques points. Déjà parce que certains ne maitrisent pas tant que ça l'outil (profiles ouverts, photos à tout va, élans du cœur non maitrisés, situation maritale/célibat exhibée à n'en plus pouvoir), sans parler de la déchéance orthographique de la langue de Voltaire... mais bon passe encore, il parait qu'il s'agit là de liberté d'expression. 

Mais j'avoue que depuis que l'on m'a invitée à un "event" qui n'était autre qu'un enterrement (d'une personne que je connaissais un peu étant enfant et plus tant que ça avant son décès)... Je me pose quelques questions...

Jusqu'où FB nous emportera-t-il sur la dérive de nos émotions?

mardi 11 mai 2010

Vivre se conjugue au présent

VIVRE.

L'ivresse de ce verbe qui nous enivre et le dénude de son sens profond
La légèreté de ce terme qui nous dépite et le proclame comme un mot sans son.

VIVRE.

Pourquoi est-ce que l'être humain en prend conscience lorsqu'un proche n'est plus?
Pourquoi ne pas en jouir avant de l'avoir perdu?

VIVRE.

J'ai entendu dire que la vie ne tient qu'à un fil.
Si vivre est si fragile, pourquoi ne pas corriger nos regrets, nos remords, nos actes manqués, nos occasions ratées? J'aimerai vous revoir avant que ce lien qui nous lie à ce verbe soit rompu.

VIVRE

N'est-il pas le seul verbe que l'on ne conjugue qu'au présent?
Tirant un trait sur les nébuleuses de mon passé, délaissant les chimères à venir, pardonnez-moi chers lecteurs mais aujourd'hui il me faut vivre sans soupirs.


    

dimanche 9 mai 2010

dimanche 2 mai 2010

55º 40' N, 12º 35' E.

55º 40' N, 12º 35' E: Guess where it is...

Début mars
Coup de tête: les billets sont achetés. Je ne sais pas trop si c'est une bonne chose d'y retourner d'autant que la dernière fois m'avait laissé des blessures restées sur le vif.
Tant pis, j'y vais... on verra bien.

29 avril
Paris 30°C - soleil flamboyant sur la terrasse.
Il est l'heure de partir. Je ne sais pas qui de l'odeur ou de la chaleur m'assomme le plus dans le RER. J'arrive avec (trop) d'avance, juste assez pour m'endormir devant les bureaux d'Air France. 
Décollage immédiat. Le nez collé contre le hublot, comme à chaque fois.

Il fait nuit, "COPENHAGEN KØBENHAVN" scintille dans une nuit à peine tombée, une larme roule sur ma joue droite et le "wonderful Copenhagen" qui m'accueille à l'arrivée me fait un pincement au cœur.

Je déambule dans la ville par instinct. J'arrive avec une facilité étonnante à la Frue Kirke, cette immense cathédrale protestante, imposante par sa structure mais également par sa simplicité déroutante. Je me sens emportée par des voix cristallines d'un chœur danois (ou peut-être par la voie cristalline d'un cœur danois). Mon corps tout entier est rempli d'émotions. Une année de souvenir me vient en pleine face. Des visages apparaissent comme des flashs de photographes. Sur les photos de mon passé, des noms de rue, des instants volés, des éclats de rire et des moments de mélancolie aussi. Je ne peux m'empêcher de pleurer et bizarrement, je me surprends à vouloir qu'il soit là. J'ai envie de lui faire partager ces morceaux de moi. pour qu'il me connaisse un peu.
J'arrive enfin à pénétrer dans l'église, après avoir séché mes larmes. Sara Maria est là. Le maître de cérémonie continue ses serments. D'une certaine façon, je prie avec eux... en danois... sans savoir vraiment si c'est au même Dieu que l'on parle.

30 avril - 1er mai - 2 mai
Plus une larme n'a coulé depuis cette arrivée. Mon regard envers la belle capitale danoise a changé. C'est un endroit fantastique, et je suis heureuse au plus au point d'y passer un peu de temps. Je me sens pleine de joies et envoutée d'une énergie débordante que je veux à tout prix partager. Copenhague n'est plus mienne mais elle fait partie de mon passé. Elle m'a construit et m'a beaucoup appris.

Adieu mélancolie que j'ai connu il y a un an. Aujourd'hui je suis heureuse à Paris et je n'imagine plus mon futur ailleurs que dans la capitale de la mode. Celle du design reste dans un coin de ma tête et je sais que je peux y retourner à tout moment sans craindre de m'y perdre.

Il parait qu'à avoir deux maisons, on en perd la raison. Je sais maintenant que ma maison est à Paris... mais que ma résidence de vacances sera dans la belle du Nord, 55º 40' N, 12º 35' E. 

Aujourd'hui, j'ai la magnifique sensation de mettre réconciliée avec une très bonne amie que j'avais un peu perdue l'an dernier. J'ai rouvert ma boite à ratés et enterré notre hache de guerre: on dit qu'il ne faut jamais rester sur une mauvaise expérience, un mauvais souvenir, une mauvaise relation, non?

Jeg er bare så glad idag :)