mercredi 25 mars 2009

L'échappée belle

Partir à bord de ma vieille coque... partir... ou plutôt revenir.

J'ai fait cap au nord il y a une semaine maintenant. Hissant haut les voiles, me dirigeant vers des terres bien connues. Je suis partie en vieux marin solitaire, comme à la recherche d'un trésor passé, enfouit quelque part en moi mais pas suffisamment poussiéreux pour l'oublier.

A mon arrivée en terres scandinaves, j'ai eu le mal de mer, les pieds pourtant bien sur terre. Des bras familiers sont venus à ma rencontre et dès cet instant des tonnes de souvenirs me sont montés à la tête me donnant autant le tournis qu'un verre de Rhum. C'était ces mêmes bras qui m'avaient enlacés lors de mon premier départ en juin dernier...

J'ai contemplé ma capitale danoise. Chaque rue m'a évoquée quelque chose, chaque place me renvoyait un sentiment... Cette ville vivait *en* moi... je vivais *en* elle.

Puis je les ai revus. Ils étaient là, toujours les mêmes après ces longs mois d'hiver. Je me suis rendue compte que je comptais vraiment pour eux et j'ai compris qu'ils comptaient tellement pour moi. C'était ça le trésor que j'avais gardé en tête... C'était eux ma richesse.

Après 2 jours, j'étais totalement déboussolée. J'avais perdu le nord et étais incapable de savoir si ma vie était ici ou là.

Puis finalement j'ai compris: je suis revenue parce que j'avais laissé tellement de fenêtres ouvertes en août dernier que ça faisait des courants d'air. Je voulais doucement fermer des fenêtres... non pas les fermer hermétiquement, mais les fermer délicatement pour continuer ma vie simplement. Ils m'ont aidé à fermer ces fenêtres, uniquement en étant là et en me montrant que j'étais encore présente dans leurs esprits. Je savais que j'étais suffisamment présente pour eux et que je pouvais partir sereine. Je pouvais partir en sachant très bien que je pourrais revenir. Seule une des fenêtres m'a été claquée au nez, me coinçant les doigts au passage... mais qu'importe, les amis ne sont pas toujours là où on les croit et mieux vaut s'en apercevoir à temps.

Cette aventure m'a permise de faire le point et de savoir où j'en suis et vers quoi je me dirige. Je ne me laisserai plus submerger puisque maintenant je sais où je peux faire escale.

Je suis rentrée heureuse de mon passage, gonflée d'une envie de conquérir le monde et d'aller au bout de mes ambitions. Heureuse qui comme Ulysse, a fait un beau voyage...

Je suis partie, surfant sur une nouvelle vague porteuse d'un espoir immense . Oui, je suis partie ! laissant seulement ces quelques mots dans mon sillage:

"Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et tu sais pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors."

[Paulo Coelho]


dimanche 15 mars 2009

Petits bonheurs au quotidien

Je crois que croquer la vie à pleines dents c'est remarquer des petits bonheurs au quotidien. Ces trucs d'une simplicité déroutante qui arrivent comme ça, sans qu'on prenne vraiment plaisir à les remarquer sur le coup.

C'est comme le jour où cette petite fille de 4 ans s'est assise à côté de moi à Disneyland en attendant la parade. Cette petite tête blonde qui, pendant une demie-heure, m'a demandée "what's the blue man doing? and why is he in the middle of the road?" Je me suis vue lui raconter que ce 'blue man' était en fait un super copain à Mickey et qu'il l'attendait pendant que ce dernier était à un repas galant avec Minnie... J'ai vu ses petits yeux s'ouvrir en grand, se demandant un peu comment j'avais fait pour obtenir une telle information! Pour une fois qu'une 'grande fille' comprenait un enfant!

C'est comme le jour où mon petit filleul de 4 ans a dit "Tu sais marraine, dans la vie, il y a les adultes comme les parents, les mamies, les tatas ; il y a les enfants comme moi ou ma soeur ; et il y a les enfants-adultes comme toi !" Moi qui pensais échapper au phénomène kidultes...

C'est comme quand je me promène au marché Bastille le dimanche matin et que j'entends différentes conversations autour de moi
"Ah mais c'est sûr que la politique Sarkozy..."
"Et vous vous êtes partis pour les vacances?"
"2€ les belles fraises, 2€... il faut ce qu'il faut lorsque c'est bon!"
"Allez-y c'est pas cher, c'est pas cher"
"Chéri tu donnes la main à maman"

C'est comme quand je me réveille le lendemain d'une soirée arrosée et que je découvre une terrasse ensoleillée lorsque j'ouvre la baie-vitrée... et que j'y m'y installe pour un brunch incroyable.

C'est comme quand je revois un ami à la terrasse d'un bar. Que je ferme les yeux pour sentir le soleil et que je l'écoute me raconter sa nouvelle vie...

C'est comme quand je prépare ma valise la veille d'un beau voyage. Lorsque je sais que je vais retourner à Copenhague et que je vais passer du bon temps avec des personnes que j'adore... Et que je suis super excitée rien qu'à l'idée de les revoir!

Finalement, le bonheur c'est facile.

samedi 14 mars 2009

QOTD

Le rire se termine vite. L'émotion on l'emmène avec soi. C'est un peu pareil qu'entre faire l'amour et être amoureux


Gérard Jugnot

vendredi 13 mars 2009

Souvenirs

Tiroir du milieu, à droite, sous des vieux crayons de couleur mâchouillés... elle était là. Je l'avais un peu oubliée. Je ne l'avais pas ouverte depuis 8 mois. J'ai hésité... Mais en même temps j'avais besoin de me servir d'elle une nouvelle fois.

Je l'ai ouverte. Elle était pleine de dossiers qui ne me servent plus à rien. Au milieu, comme cachés parmi un tas de fouillis: des photos, des textes... des souvenirs.

Oui, elle était pleine de souvenirs... cette clé USB

mercredi 11 mars 2009

<3

Un garçon que je dois revoir dans quelques temps et qui finit son mail par "xxxxx" ça veut dire quoi? :)))

samedi 7 mars 2009

Flagrant délice

C'est flagrant comme le bonheur, aussi éphémère qu'il soit, peut-être un délice.

Grain de sel est venue me voir. Nous avons passé 4 jours délicieux. Des éclats de rire jusqu'à ce que les larmes nous en viennent, des visites à travers Paris en long / large / travers, des moments partagés.

Elle est repartie ce matin, une fois encore, trop vite. Je l'ai accompagnée à la gare et en rentrant, il y avait encore l'odeur du café dans l'appartement, il y avait son "Cosmo" acheté avant le départ sur le bureau, sa serviette de toilette avait été oubliée dans la salle de bain... Mais il n'y avait plus de bruit, plus de confidences, plus d'éclats de rire, plus de bonheur.

Je suis rentrée ce matin, ma solitude m'accompagnant. Je me suis demandée pourquoi tout ça, pourquoi j'étais là et si tout ce qui m'entoure est vraiment à moi.

Je suis pourtant chez moi, avec ma bien triste compagne qui m'a usurpé mon bonheur éphémère: ma solitude sera toujours ma pire ennemie.