Partir à bord de ma vieille coque... partir... ou plutôt revenir.
J'ai fait cap au nord il y a une semaine maintenant. Hissant haut les voiles, me dirigeant vers des terres bien connues. Je suis partie en vieux marin solitaire, comme à la recherche d'un trésor passé, enfouit quelque part en moi mais pas suffisamment poussiéreux pour l'oublier.
A mon arrivée en terres scandinaves, j'ai eu le mal de mer, les pieds pourtant bien sur terre. Des bras familiers sont venus à ma rencontre et dès cet instant des tonnes de souvenirs me sont montés à la tête me donnant autant le tournis qu'un verre de Rhum. C'était ces mêmes bras qui m'avaient enlacés lors de mon premier départ en juin dernier...
J'ai contemplé ma capitale danoise. Chaque rue m'a évoquée quelque chose, chaque place me renvoyait un sentiment... Cette ville vivait *en* moi... je vivais *en* elle.
Puis je les ai revus. Ils étaient là, toujours les mêmes après ces longs mois d'hiver. Je me suis rendue compte que je comptais vraiment pour eux et j'ai compris qu'ils comptaient tellement pour moi. C'était ça le trésor que j'avais gardé en tête... C'était eux ma richesse.
Après 2 jours, j'étais totalement déboussolée. J'avais perdu le nord et étais incapable de savoir si ma vie était ici ou là.
Puis finalement j'ai compris: je suis revenue parce que j'avais laissé tellement de fenêtres ouvertes en août dernier que ça faisait des courants d'air. Je voulais doucement fermer des fenêtres... non pas les fermer hermétiquement, mais les fermer délicatement pour continuer ma vie simplement. Ils m'ont aidé à fermer ces fenêtres, uniquement en étant là et en me montrant que j'étais encore présente dans leurs esprits. Je savais que j'étais suffisamment présente pour eux et que je pouvais partir sereine. Je pouvais partir en sachant très bien que je pourrais revenir. Seule une des fenêtres m'a été claquée au nez, me coinçant les doigts au passage... mais qu'importe, les amis ne sont pas toujours là où on les croit et mieux vaut s'en apercevoir à temps.
Cette aventure m'a permise de faire le point et de savoir où j'en suis et vers quoi je me dirige. Je ne me laisserai plus submerger puisque maintenant je sais où je peux faire escale.
Je suis rentrée heureuse de mon passage, gonflée d'une envie de conquérir le monde et d'aller au bout de mes ambitions. Heureuse qui comme Ulysse, a fait un beau voyage...
Je suis partie, surfant sur une nouvelle vague porteuse d'un espoir immense . Oui, je suis partie ! laissant seulement ces quelques mots dans mon sillage:
"Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et tu sais pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors."
[Paulo Coelho]
J'ai fait cap au nord il y a une semaine maintenant. Hissant haut les voiles, me dirigeant vers des terres bien connues. Je suis partie en vieux marin solitaire, comme à la recherche d'un trésor passé, enfouit quelque part en moi mais pas suffisamment poussiéreux pour l'oublier.
A mon arrivée en terres scandinaves, j'ai eu le mal de mer, les pieds pourtant bien sur terre. Des bras familiers sont venus à ma rencontre et dès cet instant des tonnes de souvenirs me sont montés à la tête me donnant autant le tournis qu'un verre de Rhum. C'était ces mêmes bras qui m'avaient enlacés lors de mon premier départ en juin dernier...
J'ai contemplé ma capitale danoise. Chaque rue m'a évoquée quelque chose, chaque place me renvoyait un sentiment... Cette ville vivait *en* moi... je vivais *en* elle.
Puis je les ai revus. Ils étaient là, toujours les mêmes après ces longs mois d'hiver. Je me suis rendue compte que je comptais vraiment pour eux et j'ai compris qu'ils comptaient tellement pour moi. C'était ça le trésor que j'avais gardé en tête... C'était eux ma richesse.
Après 2 jours, j'étais totalement déboussolée. J'avais perdu le nord et étais incapable de savoir si ma vie était ici ou là.
Puis finalement j'ai compris: je suis revenue parce que j'avais laissé tellement de fenêtres ouvertes en août dernier que ça faisait des courants d'air. Je voulais doucement fermer des fenêtres... non pas les fermer hermétiquement, mais les fermer délicatement pour continuer ma vie simplement. Ils m'ont aidé à fermer ces fenêtres, uniquement en étant là et en me montrant que j'étais encore présente dans leurs esprits. Je savais que j'étais suffisamment présente pour eux et que je pouvais partir sereine. Je pouvais partir en sachant très bien que je pourrais revenir. Seule une des fenêtres m'a été claquée au nez, me coinçant les doigts au passage... mais qu'importe, les amis ne sont pas toujours là où on les croit et mieux vaut s'en apercevoir à temps.
Cette aventure m'a permise de faire le point et de savoir où j'en suis et vers quoi je me dirige. Je ne me laisserai plus submerger puisque maintenant je sais où je peux faire escale.
Je suis rentrée heureuse de mon passage, gonflée d'une envie de conquérir le monde et d'aller au bout de mes ambitions. Heureuse qui comme Ulysse, a fait un beau voyage...
Je suis partie, surfant sur une nouvelle vague porteuse d'un espoir immense . Oui, je suis partie ! laissant seulement ces quelques mots dans mon sillage:
"Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et tu sais pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors."
[Paulo Coelho]